Gérer son entreprise en temps de crise, 5 pistes de réflexions constructives

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Gérer son entreprise en temps de crise n’est pas un long fleuve tranquille

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Gérer son entreprise en temps de crise

Gérer son entreprise en temps de crise ou pendant le confinement...

Depuis le printemps dernier, notre économie vit au ralenti voir même dans certains secteurs est au point mort. Ce texte s’adresse aux capitaines de bateaux qui doivent maintenir la barre vaille que vaille, gérer l’imprévu et arriver à réaliser l’impossible. Gérer son entreprise n’a jamais été un long fleuve tranquille! Aujourd’hui plus que jamais, l’expression prend tout son sens.

Il faut dire que cette crise, nous ne l’avons pas vu venir. L’économie mondiale tournait à plein régime. Fin 2019, c’est vrai qu’on a vu la Chine opérer un repli sur elle-même. On se disait naïvement que ça allait passer et surtout que ça ne pourrait jamais arriver jusqu’à nous.

Et pourtant, nous avons oublié qu’avec la mondialisation omniprésente depuis plusieurs décennies et totalement débridée, c’est une catastrophe imprévue qui nous est tombée dessus.

D’aucuns pensaient au contexte géopolitique tendu, d’autres à la finance mondiale décomplexée qui n’a rien retenu des leçons passées mais personne n’a imaginé qu’un virus pourrait faire autant de dégât en si peu de temps. Pourtant, en regardant dans le rétroviseur, on peut se dire que nous avions eu plusieurs mises en garde (SRAS en 2003, grippe H1N1 en 2009, Ebola en 2013,…) et que quelque chose de grave finirait bien par arriver aussi chez nous.

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Accuser le coup et puis se faire accompagner pour relever la tête.

Face à ces constats, il faut bien encaisser le coup. Mais surtout, il est déjà temps de penser au jour d’après. Car oui, ces jours meilleurs finiront bien par arriver. Après avoir fait vaciller la santé mondiale, c’est à présent l’économie mondiale qui est plombée avec toutes les conséquences directes et indirectes que cela va provoquer. Or, gérer son entreprise en temps de crise n’aura jamais été si laborieuse.

Dès lors, qu’auront-nous retenu de tout ceci ? Comment allons-nous (ré)adapter le rapport au travail, le rapport aux fournisseurs et plus globalement, les rapports humains ?

Cette crise a fait émerger un peu partout autour de nous (et du globe) d’inespérés élans de générosité. Pour ceux qui avaient peut-être perdu foi en l’humain, cela a pu sans doute leur redonner un peu de réconfort. Dans le même temps, d’autres se sont révélés lamentables et pathétiques dans des scènes à peine croyables de razzia de supermarchés et autres magasins d’alimentation.

Une chose est sûre cette crise aura remis de l’ordre dans le sens de nos priorités. A ceux qui pensaient ne jamais devoir rendre de comptes à dame nature, ils ont certainement découvert que nous partagions tous la même planète.

Puisqu'il est temps de repenser notre modèle économique, par où commencer ?

Une épreuve majeure pour l’être humain est souvent l’occasion de sortir de sa zone de confort. Beaucoup d’entre vous sont en train de revoir leur business model, transforment leurs outils ou process, revoient leurs priorités face aux enjeux sociétaux. D’autres se demandent comment ils vont pouvoir redémarrer et pérenniser leur activité. Cette épreuve fait partie de l’art de gérer son entreprise en temps de crise.

  1. Une première étape serait sans doute de prendre un maximum de feedbacks de vos parties prenantes dont ceux de vos collaborateurs et clients. Nous disposons de temps pour les appeler, prendre de leurs nouvelles et leur poser les bonnes questions :
    • Comment pouvez-vous fédérer vos équipes autour d’une réflexion stratégique pour réinventer votre activité ?
    • Quels sont les/leurs besoins à court et moyen terme ?
    • Quelles compétences et savoir-faire manquent à l’appel ?
    • Quel est leur sentiment vis-à-vis de la manière dont votre entreprise a géré la crise et que devez-vous mettre en place pour affronter encore plus sereinement une éventuelle nouvelle crise ?
  2. Une seconde étape consiste à se poser les questions les plus essentielles de votre activité :
    • Quelle est ma mission, ma raison d’être, le why de mes clients ?
    • Quelles sont (désormais) mes valeurs ?
    • En quoi mon activité est-elle inspirante ?
  3. Puisqu’il est désormais acquis que le monde d’hier est en pleine mutation et n’existera plus de la même manière demain, la troisième étape sera de faire le deuil du monde d’avant pour accueillir sereinement les changements auxquels vous (votre entreprise) allez (va) être confronté(e).Dès lors, il est important d’appliquer à sa réflexion les différentes phases du deuil (sur base du modèle Kübler-Ross) afin de ne pas commettre de fautes plus ou moins lourdes de conséquences. Ces phases s’appliquent de la même manière lorsque nous sommes confrontés à une mauvaise nouvelle (annonce d’une maladie, perte financière lourde, décès d’un proche,…).
    1. Le déni : On n’accepte pas que ce soit la fin et on ne veut pas y croire. L’annonce de la mauvaise nouvelle retentit comme un uppercut. On est en état de choc et on reste figé. L’esprit refuse la réalité de la perte.
    2. La colère : On commence à réaliser l’ampleur de la perte. Pourquoi est-ce que ça m’arrive à moi ? On est révolté par l’injustice et on en veut au monde entier. Ceci peut conduire à des phases paranoïaques et on est totalement dépassé par nos émotions. On cherche un responsable ou un bouc-émissaire à nos malheurs.
    3. La négociation : Une fois que les émotions les plus fortes sont passées, on se rend compte que la colère ne règle absolument rien à la situation. Alors, on essaie de se raccrocher à des solutions ‘miracles’ voire irrationnelles. Cette phase est la plus dangereuse car elle peut nous amener à faire des actions complètement stupides qui peuvent être plus ou moins mal interprétées par nos proches.
    4. La dépression : On prend conscience que les solutions que l’on avait trouvé dans la précédente phase ne sont pas viables et qu’il n’existe pas d’autres solutions que de faire face. La réalité s’impose à nous. On prend conscience de l’ampleur de la perte et que rien ne pourra remplacer cette perte. Cette phase est la plus difficile car elle peut durer relativement longtemps en fonction de l’ampleur de la perte et on n’arrête pas de ressasser le passé ainsi que la douleur provoquée par la situation.
    5. L’acceptation : On accepte la sensation d’impuissance provoquée par la perte, l’absence de solution miracle. On commence à laisser le passé derrière soi pour se tourner résolument vers l’avenir et entamer la reconstruction. C’est à ce moment que l’esprit redevient disponible pour trouver des solutions de résilience, des solutions qui pallieront à ne pas revivre un pareil traumatisme. Une fois que ce traumatisme est absorbé, il faut faire place à la résilience et surtout envisager des solutions pour qu’un futur traumatisme ne soit plus aussi douloureux.
  4. Une quatrième étape de votre réflexion serait donc de profiter de ces semaines de repos forcées pour repenser l’efficacité de votre organisation. Ayons le courage de repenser l’organisation du travail pour utiliser les ressources humaines à leur juste valeur. Cessons de penser qu’un travailleur n’est efficace qu’assis derrière son poste au bureau. Prenons en compte le stress qu’il a absorbé pour venir jusqu’à l’entreprise, le temps et les ressources perdues qui s’additionnent jours après jours sans oublier de multiplier cela par la perte de créativité engendrée par ces routines devenues inutiles et anxiogènes.
Gérer son entreprise en temps de crise, c’est aussi se demander ce que l’on peut faire mieux avec moins ? Arrêtons de repousser les évidences. Il est clair que cette période aura mis au jour les fonctions qui deviennent inutiles et les autres qui restent essentielles pour une organisation. Or, cela ne veut pas dire que vous devez licencier la moitié de vos collaborateurs.

Il faut identifier les tâches peu importantes qui gaspillent trop de ressources en dépit d’activités essentielles comme l’innovation ou la stratégie et qui sont sous-exploitées. Il est peut-être temps d’inscrire dans votre philosophie d’entreprise qu’il peut être recouru au télétravail lorsque cela se justifie.

Rester solidaires et unis, même dans votre communication.

Dernier point qu’il nous paraît essentiel d’aborder dans cet article : la communication. Il est primordial de continuer à communiquer pendant cette période mais il est tout aussi incontournable de trouver les mots justes et appropriés.

Il est singulier de constater à quel point les gens peuvent se révéler en cas de force majeure. Nous avons tous pu avoir des sensations d’inégalité face à ce confinement subi par les uns, presque appréciés par les autres. Il est un fait que le cerveau humain n’est pas conçu pour vivre coupé de relations sociales, c’est presque contre-nature. C’est donc un réel sacrifice que bon nombre d’entre nous avons dû réaliser, c’est ce que les scientifiques appellent la coopération conditionnelle. On le sait, nous sommes capables de faire d’immenses sacrifices à condition que nous soyons assurés que les autres membres d’une communauté font de même. Sur ce point de vue, certains se sont montrés exemplaires, d’autres moins. Prenant d’un côté les confinés des grandes villes, souvent reclus dans de petits espaces de vie, sans pouvoir fouler les espaces verts. De l’autre, les confinés des campagnes qui disposent de plus grands espaces d’oxygénation ou de liberté et qui le font savoir de manière éhontée sur les réseaux sociaux, en y affichant des photos de barbecues, d’apéros en terrasse, raillant, en sus, les « enfermés « des grandes métropoles.

Avec cette métaphore, vous comprenez qu’il est important de soigner sa communication en prenant garde de ne pas afficher certains moyens démesurés si vous en disposez. Gardons à l’esprit que vos clients, vos fournisseurs et vos partenaires sont en train de vivre des heures plus ou moins sombres d’un point de vue économique et qu’une débauche de strass et paillettes en ces temps de sacrifice sera, de facto, mal perçue ou mal interprétée. Gérer son entreprise en temps de crise passe aussi par un choix juste et mesuré du ton de sa communication.

Cela ne veut pas dire qu’il faut être gêné de ce que l’on est. Si vous avez la chance de traverser la crise sereinement et qu’elle est même une source d’opportunités imprévues, communiquez de manière constructive. Vous pouvez vous appuyer sur votre contribution pendant cette crise et les retombées positives que cette situation a pu avoir autour de vous. Cela vous permettra de communiquer de manière créative, élégante et authentique.

N’hésitez pas à vous entourer de spécialistes pour vous aider à vous ré-inventer avec créativité et justesse, tout en cherchant à inspirer plutôt qu’à convaincre. Il faut rester vous-même tel que vos clients vous connaissent.

Prenez soin de vous, de vos proches et de vos équipes et n’hésitez pas à nous suivre pour rester connecté ou nous laisser un commentaire.

Par ces temps singuliers, il est important d'adopter le bon ton et ne pas en faire trop en terme de communication.

Prenez contact avec nous pour un premier entretien afin de parler de votre projet. Celui-ci est déjà très important pour nous. Nous nous ferons un plaisir de vous accompagner sur ce chemin ambitieux mais tellement passionnant.

Enfin, n’hésitez pas à partager si vous avez trouvé cet article intéressant et laissez-nous un commentaire pour nous donner votre avis!

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Paolo Azzellino

Après avoir passé 15 ans dans le secteur des médias (côté régie et côté annonceur), j'ai décidé de mettre à profit mon expérience et mon background acquis au sein de ces grands groupes. Passionné de marketing traditionnel, de webmarketing et de développement durable, je veux démocratiser les outils habituellement réservés aux grandes entreprises pour les rendre accessibles aux PME. En poursuivant un seul but: optimiser le parcours client et l'expérience client du début à la fin de la relation commerciale.

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